Nature par Philippe Charlot

Photographe parisien de studio, je suis descendu du train dans le Morvan de mon enfance en 2020. En rénovant une vieille maison, je me suis demandé pourquoi ces paysages m'apportaient un tel sentiment de plénitude. De mes fenêtres, on peut voir quelques clochers, le vieux château, des vaches charolaises, le bocage, des forêts. Je suis allé voir de plus près le sauvage. Une rencontre avec un inconnu familier. Ces bois sont constitués de chênes, de hêtres, de ronces, de fougères... Les escarpements ne sont pas vertigineux et les rivières modestes. Bref, un ensemble commun, accessible et visible depuis l'autoroute des vacances. 18 mois que j'arpente, je regarde, j'écoute les saisons défiler et observe ces corps bouger.

Vision personnelle d'un photographe urbain à la rencontre de ses nouveaux voisins.